C'est un questionnement que j'ai souvent en prenant des photos de murs peints et en m'apercevant qu'ils sont taggués. Il y a, je pense, plusieurs façons de voir les choses. La première c'est qu'effectivement il y a des tags (ou collages) qui ne respectent pas l'oeuvre d'origine, qui viennent s'imposer, masquer, recouvrir, dégrader et compliquer mon (notre) travail qui est celui de conserver et de témoigner sur une façon particulière de communiquer : la réclame peinte dont chaque conception, implantation et réalisation était unique. La seconde est que parfois, et c'est, il est vrai, plutôt rare, la nouvelle intervention vient compléter, s'emboiter ou révéler l'oeuvre initiale. Je parle de révélation car ces publicités font parties du paysage et nous ne les remarquons plus.
Sam Roberts, en réaction à mon post précédent "Ca déménage" m'a envoyée un lien vers le street art et plus particulièrement vers l'oeuvre du street artist canadien Gabriel Specter. Je vous joins une partie de son interview (en anglais avec la traduction) en réponse à une oeuvre qu'il a réalisée à Londres sur une publicité antérieure, et que vous trouverez par ici pour mieux comprendre de quoi il s'agit :
Sam Roberts, en réaction à mon post précédent "Ca déménage" m'a envoyée un lien vers le street art et plus particulièrement vers l'oeuvre du street artist canadien Gabriel Specter. Je vous joins une partie de son interview (en anglais avec la traduction) en réponse à une oeuvre qu'il a réalisée à Londres sur une publicité antérieure, et que vous trouverez par ici pour mieux comprendre de quoi il s'agit :
RJ: One particular street piece that you did in London has turned out to be pretty controversial. At first, people generally seemed to love it, but then it was pointed out that you had partially covered an old hand-painted sign. I guess I’d like to hear your thoughts on why you put the piece there and give you a chance to respond to the negative things that people have been saying about it.
RJ: L'une de vos oeuvres de street art à Londres a été particulièrement controversée. Au début, les gens semblaient l'apprécier, mais d'aucuns ont pointé du doigt que vous aviez partiellement recouvert une ancienne publicité peinte. J'aimerais connaitre votre point de vue : pourquoi avez vous placé votre oeuvre ici et qu'avez-vous à répondre aux critiques ?
RJ: L'une de vos oeuvres de street art à Londres a été particulièrement controversée. Au début, les gens semblaient l'apprécier, mais d'aucuns ont pointé du doigt que vous aviez partiellement recouvert une ancienne publicité peinte. J'aimerais connaitre votre point de vue : pourquoi avez vous placé votre oeuvre ici et qu'avez-vous à répondre aux critiques ?
Specter: I choose that spot for a reason. I like to involve my pieces in a dialogue with their surroundings. The art is not just my painting it is the entire environment, the interaction of all parts.
I identify very strongly with these old signs and feel that my additions are just part of the evolving cycle of their lives. My incorporations are changes to their ephemeral existence, often highlighting their under appreciated being.
Specter: J'ai choisi cet endroit pour une raison. J'aime faire participer mes oeuvres et les faire dialoguer avec leur environnement. L'art n'est pas seulement ma peinture c'est tout l'environnement, l'interaction de toutes les parties.
Je m'identifie très fortement avec ces vieilles enseignes et je sens que mes ajouts ne sont qu'une partie du cycle évolutif de leur vie. Mes incorporations, en les soulignant sont des changements à leur existence éphémère, souvent sous-estimées.
Street Art, Paris, août 2011
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