mardi 28 mars 2017

(Bleu, blanc, rouge)

Une version peu courante de Dubonnet : réalisée sur un fond blanc, le nom de la marque en capitales rouges, s'inscrit dans la partie haute d'un cadre rectangulaire afin de laisser place à la mention quinquina en bas à droite. Le tout se détache sur un aplat bleu ciel. La publicité a été peinte au début des années 1960.

  
  
La Courneuve, 135 avenue Paul Vaillant-Couturier, mars 2017.

jeudi 16 mars 2017

(8 ans !)

Aujourd'hui, voilà  8 ans que le blog existe et avec un peu plus de 1250 articles au compteur, j'ai décidé de lever le voile sur qui se cache derrière les carnets de Clio. 
Je suis arrivée dans la blogosphère un peu par hasard. Je cherchais je crois au départ un espace pour poster mes photos de murs peints, avec l'idée que ce lieu soit davantage un cahier ou un carnet que l'on ouvre et que l'on referme pour soi.  Et puis petit à petit, j'ai reçu des contributions, des commentaires, des témoignages et des encouragements à continuer. Ce fut là la naissance d'un véritable intérêt pour le sujet. Une révélation.
Parallèlement, dans le cadre de mon activité professionnelle, en tant que chercheur du patrimoine, j'ai été amenée à arpenter le territoire, d'abord dans le Berry, puis à Orléans, dans l'Oise et aujourd'hui en Seine-Saint-Denis au sein du Conseil Départemental. Certes, traquer les murs peints publicitaires ne fait pas partie de mes missions principales mais, chemin faisant, parce qu'une exploration systématique d'un territoire, conduit toujours à tomber sur quelques vestiges peints (relire notamment l'histoire de ce beau sac à patates), et parce que peu à peu ce blog est cité dans des articles et ouvrages sur ce sujet, ils se sont peu à peu immiscés dedans. Ainsi, dans ma première publication La mémoire industrielle de Bourges (Editions Alan Sutton), parue il y a 11 ans maintenant,  on trouve deux ou trois photos de murs peints notamment sur les liqueurs Georges Monin. Dans l'ouvrage de 2011 sur Le Grand Creillois industriel : architecture et patrimoine (Editions Lieux-Dits), les murs peints ont eu le droit à un chapitre entier ! 
De fil en aiguille, le blog a ainsi réuni des murs peints de toute la France et un peu d'ailleurs aussi : ceux de mon enfance dans l'ouest, au bord de la Loire, ceux plus lointains de ma famille et ceux que je glane aujourd'hui, embarquant au passage ma propre famille, mes amis et mes collègues dans cette exploration inédite. J'arpente, j'explore, je recherche et j'engrange ce qui, pour reprendre les mots de la sociologue Nathalie Heinich s'agglutinera aux trouvailles de [mes] pairs, fabriquant ce trésor collectif que l'on nomme "le patrimoine". 

Merci donc à mes contributeurs fidèles et à ceux plus occasionnels qui dénichent toujours de vraies pépites. Merci à mes amis et à toutes celles et ceux qui s'intéressent au sujet. Sans vous, ce blog serait différent et aurait une autre saveur. Merci aussi à ma famille qui supporte, mais apprécie finalement je crois de plus en plus, ces pauses "obligatoires" au bord des routes et au pied des murs peints.  

Clarisse LORIEUX.

mardi 14 mars 2017

(Star coiffure)

L'enseigne de ce commerce de coiffure pour dames et messieurs n'a quasiment pas bougé depuis sa création : enseigne, rideau de fer et activité. Les souples cursives de l'enseigne autrefois dorée se détachent sur fond de mosaïque noire parsemée ça et là de cabochons rouges. Seule une petite coquetterie semble avoir été ajoutée à l'emplacement du point du i remplacé par de maladroites lettres majuscules formant le mot "STAR". Une étoile qui ne brille pas vraiment par sa présence mais qui contribue néanmoins à l'équilibre de l'ensemble.
 
 
La Courneuve, 90 boulevard Pasteur, 14 février 2017.

mercredi 8 mars 2017

(Nationale 7 !)

Avec un poil de retard sur la réception, voici un mur déniché au bord de la nationale 7 par Jean-Christophe il y a trois ans...! Beaucoup de choses à lire et à déchiffrer. Côté route, une Simca bien fatiguée, partiellement effacée dans sa partie basse. L'ouverture fermée par un volet préexistait à la publicité. Quelques traces peintes du M y sont encore visibles. La partie haute semble avoir été occupée par une autre publicité, une Dubonnet ? Une Saint-Raphaël ? On distingue en effet un cercle qui pourrait être lié à l'une ou l'autre de ces publicités. Je pencherai davantage pour la première option, une Dubonnet, car il reste un léger fond bleu.
L'autre mur accueille plusieurs publicités : une Antar à droite avec la mention en haut "l'huile de France", une publicité pour les maisons Phoenix à gauche et vraisemblablement une Dubonnet sur fond rouge antérieure. Pas de place perdue et un emplacement de choix, convoité également par les panneaux publicitaires !
Tronsanges, Barbeloup, nationale 7, mars 2014. 
Un grand merci à Jean-Christophe !

lundi 6 mars 2017

(Triple niveau)


Alors que la lecture par niveaux des éléments architecturaux et de la modénature de cette maison du centre de Saint-Gaultier est plutôt évidente, pris dans leurs ensembles ils en rendent le décryptage plus difficile. Et on se demande ce qui, de l'ovale de l'huisserie de la lucarne, des persiennes closes, de l'enduit moucheté rose, de l'enseigne vintage du commerce ou du mur peint, attire le plus le regard.
Saint-Gaultier, rue des Gachons, 13 avril 2016. 
Merci à Thibault.

samedi 4 mars 2017

(Au choix)

Vestige de la signalétique d'autrefois, cette plaque Michelin, toute craquelée garde le cap des directions !
Saint-Gaultier, rue Grande, 13 avril 2016.
Merci à Thibault.

jeudi 2 mars 2017

(H muet)

Déjà publiée en septembre 2011, je reposte cette magnifique Byrrh nivernaise dont la réalisation à l'oblique, en voulant s'adapter à la largeur du pignon, a pris quelques libertés avec la hauteur des lettres. Il ne manque certes pas grand chose au H final. Mais c'est bien cette liberté de réalisation, parfaitement volontaire et assumée, qui donne tout son intérêt et sa force visuelle au nom de la marque. 
 
D 951, Armes (Nièvre).

mercredi 1 mars 2017

(Bricolage)

Réapparu suite à la démolition d'une maison, ce mur peint sartenais a été réalisé pour la promotion d'un supermarché et d'un magasin de bricolage.
 
Sartène, février 2017, angle de l'avenue Hyacinthe Quilichini et du 37 Cours Soeur Amélie.
Merci à Marie-Laure !

vendredi 10 février 2017

(Décor)

Coincés entre deux maisons au fond d'une cour, ces anciens magasins conservent, malgré leur vétusté liée à leur abandon, un charme certain. Couleurs délavées, typo suranée, un peu de rouille... Et c'est probalement l'élément le plus récent, l'adhésif orange qui vient parfaire l'ensemble. Un vrai décor de cinéma !
Saint-Gaultier, rue des Gachons, 13 avril 2016.
Par Thibault. Merci.

mercredi 8 février 2017

(Devanture)

Deux enseignes à Saint-Benoît. La première a abandonné le traditionnel rouge pour un vert moins conventionnel, mais qui s'accorde avec la brique de l'encadrement des fenêtres. La seconde s'inscrit dans un ensemble années 30 très soigné avec conservation des châssis et des vitrages d'origine. 

Saint-Benoît-du-Sault, 13 avril 2016.
Un grand merci à Thibault, infatigable arpenteur du territoire.


lundi 6 février 2017

(Bandée)

Elle a tout d'une grande cette ancienne publicité. Son emplacement d'abord, à la fois au bord de l'ancienne nationale 44 - qui passe désormais un peu plus à l'est- et sur le pignon bien dégagé d'une maison isolée aux portes de la ville de Pogny. Sa thématique ensuite. Pas de boisson apéritive pour accueillir les automobilistes arrivant à Pogny, mais un produit que l'on trouve dans toutes les pharmacies et qui est sans doute l'une des réalisations peintes les plus visuelles (avec le discobole de Rasurel) qu'il nous est donné à voir encore aujourd'hui. Ces silhouettes d'hommes en pied, bandés et ceinturés comme des athlètes, se détachent sur un fond jaune particulièrement vif. La mention "ceinture laine" est tronquée et semble même avoir été repeinte. On devine encore sous le nom du Docteur Gibaud la précision "élastique en filés lastex" en lettres cursives. Enfin, on doit la relative bonne conservation de ce mur à la dépose d'un panneau publicitaire dont on perçoit bien les limites du cadre. La pose a été faite à l'économie, sur la publicité peinte existante, l'extérieur du cadre, ayant été ensuite recouvert par un enduit gris. 
Pogny (Marne), ancienne route nationale 44, 11 septembre 2016. 
Un grand merci à Thibault pour cette belle trouvaille.

samedi 4 février 2017

(A la ville d'Orbec)

C'est encore fleuri, mais c'est bien fermé. A noter qu'outre l'enseigne peinte sous la corniche et les multiples articles détaillés sur les bossages de chaque côté des fenêtres, la devanture en bois est encore en place.
Orbec, rue Grande, août 2015. Merci à Thibault.

jeudi 2 février 2017

(Enseignes)

Deux enseignes peintes joinvilloises : une buvette fermée (murée) depuis un moment et une ancienne chapellerie donnant sur les bords de la Marne.
Joinville (Haute-Marne), 11 septembre 2016.
Par Thibault.

mardi 31 janvier 2017

(A la belle jardinière)

Deux pubs sur support métallique qui sortent un peu du cadre peint classique. La première est une publicité pour les vêtements "A la belle jardinière", succursale du magasin parisien ? La seconde est une très belle plaque pour la brillantine Forvil qui permet d'apprécier les couleurs d'origine utilisées également sur les réalisations peintes de la marque. On aperçoit sous la Forvil des baguettes de bois qui servaient de support pour une autre publicité.


Fumay, rue du Général de Gaulle, mars 2016.
Par Thibault. Merci.

dimanche 29 janvier 2017

(Au Bon Marché)

Le temps passe, l'enseigne reste. La bisontine dédiée au Bon Marché ne propose plus aucune nouveauté mais reste très bien conservée.
Besançon, 17 septembre 2016. Par Thibault.

vendredi 27 janvier 2017

(Dubonnet !)

Une classique, visible de loin avec son chat rouge enroulé autour de la bouteille du tonique breuvage.
Houilles, rue Gambetta, 3 février 2016

dimanche 22 janvier 2017

(Extra large)

Deux versions de la boisson apéritive Saint-Raphaël se superposent sur le mur en brique de cette maison proche de Rouen. Le fond rouge et la corniche en brique créent un ensemble harmonieux qui vient happer le regard. On distingue encore en bas à droite l'ovale avec les deux serveurs.
 Saint-Léger-du-Bourg-Denis, route de Lyons, mars 2016. Par Thibault. Merci !

jeudi 19 janvier 2017

(Amoureuse)

Si les boissons apéritives tiennent le haut du pavé des enseignes peintes, quelques marques de bières se distinguent sur les murs de façon beaucoup plus confidentielle comme Kronenbourg ou Panther Pils. Ici, sur l'héberge de cet immeuble bordant la nationale 2 au Blanc-Mesnil, la bière blonde alsacienne de Schiltigheim résiste au temps. Le nom de la marque Fischer Gold et son slogan "la bière amoureuse" sont entourés d'une couronne de grains de houblons qui se termine en son sommet par le Fischermannele, ce petit bonhomme assis sur un tonneau marqué "Pêcheur" et qui boit dans une chope de bière. Le projet de réhabilitation de l'ancienne brasserie de Schiltigheim, confié aux architectes Reichen et Robert, doit conserver l'emblème du Fischermannele, présent sur plusieurs façades des bâtiments brassicoles, et qui accompagne la Fischer depuis 1934.


Le Blanc-Mesnil, 112 avenue du 8 mai 1945, 17 octobre 2016.


mercredi 18 janvier 2017

(Fléchée)

Réalisée en bordure du mur pignon de ce petit ensemble de deux immeubles, l'enseigne de l'auto-école était ainsi conçue pour être visible depuis l'avenue Jean-Jaurès (ancien chemin de grande communication n°18). Si l'enseigne persiste, l'activité a en revanche disparu. A noter que la rue Gilbert Hanot où a été prise cette publicité a été percée à proximité de l'ancien rû de Montfort dont elle suit l'axe.
 
 
Bobigny, 13 rue Gilbert Hanot, 10 janvier 2017

mardi 17 janvier 2017

(Grains et fourrages)

Cette publicité de petit format prend place au cœur de l'ancien quartier industriel de la Plaine-Saint-Denis. La mention "Grains, fourrages" traduit peut être une réutilisation d'une partie du site en lieu de stockage pour grains et fourrages.





 Aubervilliers, 19 rue des Fillettes, 14 décembre 2016.