Un petit article paru en début janvier sur le site de la Nouvelle République du Centre Ouest que je vous retranscrit ici et que vous pouvez lire par là. Vous pouvez aussi cliquer sur l'encart à droite et découvrir un petit diaporama avec quelques publicités de la Vienne !
"D’anciennes publicités peintes des années 60 sont réapparues sous les panneaux publicitaires retirés de l’espace public poitevin ces dernières années.
Ces temps-ci, la publicité urbaine est pointée du doigt par les mouvements écologistes : Action nocturne d'extinction des publicités lumineuses d'un petit groupe répondant à l'appel du collectif Zéro Watt, suppression de la publicité urbaine par le maire de Grenoble, « ce qui génère moins de pollution visuelle », insiste Christiane Fraysse pour Osons Poitiers lors du dernier conseil municipal.
Sur le sujet, aiguillonnée par l'arrivée d'élus Verts dans la majorité sous l'ère Santrot, la municipalité poitevine a depuis longtemps pris une longueur d'avance sur son territoire.« A l'époque, nous étions précurseurs, plus de 400 panneaux ont été supprimés : avenue de l'Europe, dans le quartier du Porteau, faubourg du Pont-Neuf, sur les boulevards intérieurs… », rappelait dernièrement dans nos colonnes Marie Legrand, ancienne adjointe à l'environnement.
" Celui-ci, c'est moi qui l'ai fait ! "
Mais cette mise en place de zones de publicités restreintes (avec interdiction au centre-ville dans le prolongement du secteur sauvegardé) s'est aussi traduite par endroits - après démontage des panneaux 4 x 3 mètres - par la réapparition d'anciennes publicités peintes, rectangles décrépis aux accents surannés qui restent accrochés aux murs et à la mémoire des Poitevins. Et en particulier à celle d'André Portron, 75 ans :« Celui-ci, c'est moi qui l'ai fait », se rappelle non sans plaisir l'ancien peintre en lettres au sujet de la publicité pour les machines à laver Lincoln qui continue à squatter le pignon du bout de la rue de la Torchaise, côté avenue de la Libération. « C'était au début des années 60, il nous fallait alors un ou deux jours. Juste un peu plus loin j'ai aussi fait à l'époque un panneau pour Shell qui est lui aussi toujours visible. »Marque(s) d'une époque, apéritifs, pétroliers et électroménager occupaient principalement les pignons. A demi-effacées, elles n'ont toujours pas quitté les murs de la ville. Alors, pollution visuelle ou patrimoine ?" Texte et photos de Dominique Bordier.
Tiens, je vais bientôt me programmer un aller/retour Tours-Poitiers par la RN !
RépondreSupprimerMoi d'abord!!!
RépondreSupprimerBonne idée !
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