vendredi 19 octobre 2012

(Odette et Lucien)

66 ans. C'est le temps qu'il a fallu pour que ces photos arrivent jusqu'à moi. Ce sont des photos de famille. Celles d'un cortège de mariage fixé sur la pellicule le 19 octobre 1946 à Epineau-les-Voves. Ma grand-mère Odette, née à Paris, épouse ce jour-là Lucien, un policier rencontré à la capitale. Le mariage se fait en dépit de l'usage, dans le pays du marié, où la famille est implantée depuis des générations *. 
Le cortège vient de quitter l'église et a rejoint la nationale 6 pour fêter l'évènement dans la propriété familiale, un ancien relais de poste situé au bordure de la grande route. Le photographe suit pas à pas l'ébranlement du cortège qui passe devant un premier paté de maison, coupe un carrefour, puis aborde un second groupe de maisons où l'on découvre un pignon peint pour l'Anis Gras ** (un apéritif distillé d'Alger). Un tel cortège serait aujourd'hui impossible et impensable au même endroit tant la circulation est dense. 

 **Toutes les maisons longées par le cortège il y a 66 ans existent encore. Les publicités peintes se sont succédées sur les héberges et certaines comme l'Anis Gras sont aujourd'hui masquées sous un épais crépi. 

*J'ai déjà évoqué ici mes racines bourguignonnes qui sont celles de mon grand-père maternel et celles plus méconnues de la branche maternelle de ma grand-mère.

mercredi 17 octobre 2012

(Verso)

Ce petit paté de maison situé le long de la D 347 présente la particularité d'avoir deux publicités sur ces murs extérieurs. Après le splendide recto visible en allant en direction de Montreuil-Bellay, voici le verso que l'on découvre en direction de Saumur. Une Dubonnet toute délavée dont il reste quelques traces de bleu profond en bas et en haut.





Le Coudray-Macouard, 4 octobre 2012.

mardi 16 octobre 2012

(Recto)

En mai 1973, l'hôtel Splendid situé à Montreuil-Bellay s'est affiché en grand sur le mur pignon de cette maison. Un hôtel qui près de 40 ans plus tard est toujours en activité. Splendide non ?




Le Coudray-Macouard, D 347-D 305, 4 octobre 2012

mardi 9 octobre 2012

(Apparition)

Encore une réapparition ! Après celle-ci, la dépose d'un panneau publicitaire est encore une fois révélatrice d'une belle surprise. Cette grange située à l'entrée de Lignières présentait une grande Dubonnet bleu et blanche tronquée, même si toutes les lettres se lisaient encore sous la peinture blanche. Une nouvelle Dubonnet toute ratatinée dans le coin droit et dans une version plus récente que sa grande soeur se cachait donc sous le panneau publicitaire. Un réajustement du message publicitaire en somme, plus compact et visuellement plus proche de la circulation.

décembre 2007
juillet 2009

octobre 2012

samedi 6 octobre 2012

(Suze)

Oubliée lors de la découverte de ses deux voisines (les ptits gars de la marine et l'hirondelle), il y a tout juste deux ans, la voici enfin dans mes carnets : une grande et belle Suze au Z barré par la gouttière !

Parnay, 5 octobre 2012.
 (avec la complicité de Guillaume et Chantalita)

vendredi 5 octobre 2012

(Porte bonheur)

Le boulevard Emile Borel, l'un des axes principaux entrant dans Saint-Affrique, accueille (et a accueilli) plusieurs murs peints. Dans l'ordre d'apparition auprès des automobilistes on a donc une publicité pour l'agence immobilière Artières, puis sur le côté un bandeau d'accueil jaune passé déroulant tous les atouts de la ville : "Saint Affrique vous offre un séjour agréable, excursions et pêches variées, notre camping et sa bonne cuisine". 
Et surprise ! Sous cette construction on découvre le vestige d'un ancien (grand) mur peint bleu pour un maréchal ferrant. On peut encore lire "Fers à cheval" et voir un grand fer à cheval. Une publicité partiellement recouverte par la publicité de l'agence immobilière.





Saint-Affrique, 8 septembre 2012

mercredi 3 octobre 2012

(La Rennes des pubs)

Une petite photo expresse (et un peu floue je m'en excuse) du plus grand mur peint rennais et sans doute breton qui affiche trois marques parmi les plus répandues : Dubonnet, Ripolin et Byrrh (sur la partie basse de la Dubonnet). Aux dernières nouvelles, il est toujours là sur la place Sainte-Anne, malgré une menace de démolition qui plane. Merci beaucoup à Lulu d'y avoir été attentive et à Guillaume d'avoir fait suivre !

 
Rennes, place Sainte-Anne.

mardi 2 octobre 2012

(Multi-fonction)

La saturation de la lumière du soir ne permet pas une découverte optimale de ces multiples publicités. Elles ont été peintes sur le mur de cette grange en contrebas de la levée de la Loire. Le mur le plus à gauche (bâtiment le plus bas visible sur la deuxième photo) sert de support à une grande publicité pour le chocolat Menier. On la découvre au dernier moment en passant en voiture car un gros bosquet d'arbres pousse devant. 
Sur le second bâtiment, le plus haut, on découvre quatre publicités. La plus à gauche du panneau métallique est une publicité pour Kronenbourg surmontée par un bandeau pour un ancien garage Renault. A droite se sont succédées deux publicités : la première pour les appareils Lumière (on distingue plus nettement les lettres "UMIER"), la seconde en dessous pour le vermouth Noilly-Prat auquel se réfère le petit blason au dessus de la fenêtre qui mentionne DRY et ROUGE.




Nazelles-Négron, 30 septembre 2012, avec l'aide et la patience de toute ma famille :)

lundi 1 octobre 2012

(Post-raphaëlite)

Voici un très beau mur peint pour les apéritifs Saint-Raphaël : très bien conservé, dans sa version la plus épurée (et la plus ancienne que l'on retrouve ici en petit,  en plus grand, ici en délavé, ou enfin  à Saint-Michel). Il est aussi unique dans sa composition puisqu'il se déploie sur deux maisons ! 
Le peintre a ici su tirer parti de la situation idéale de ces deux murs orientés à la fois dans le prolongement du pont traversant la Loire et dans l'axe de la route arrivant de Blois par la rive gauche. Une astucieuse mise en scène qui vient pallier la bassesse du mur pignon. On y retrouve sans surprise les trois éléments clés d'un mur peint raphaëlique réussi : les deux serveurs jumeaux en rouge et blanc, représentant les deux variétés de St Raphaël le rouge et l'ambré-doré, l'ingrédient de base de la boisson, le quinquina et enfin le nom de la marque en lettres capitales d'environ 1.50 de haut.
Et lorsque l'on sait que Raphaël protège de la cécité, nous voilà rassurés sur la bonne santé de nos yeux ...

Remarquez la petite retouche au niveau du R où l'enduit est parti laissant apparaître l'emplacement d'une poutre à l'intérieur du bâtiment.

Chaumont-sur-Loire, 30 septembre 2012.