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mardi 12 juillet 2011

(Au pain sec)

La Ligne du "Pain Sec" est, en 1885, la première ligne ferroviaire mise en circulation par la Compagnie des Chemins de Fers Départementaux. Elle reliait Port-Boulet au bord de la Loire à Château-Renault au nord du département mettant en relation les terres viticoles de la vallée avec les industries du nord dont les tanneries castelrenaudaises. La ligne doit son surnom, le "Pain Sec", à la lenteur du trajet parcouru en moyenne à 20 km/h et qui rendait le pain, parti de Port-Boulet, sec à son terminus !
La ligne fut déclassée en 1949 puis démantelée. Les seules traces visibles sont les bâtiments (gares et arrêts intermédiaires) ainsi qu'une partie du tracé, souvent rectiligne qui court au milieu des champs et des bois. 
On trouve aussi parfois des indices assez limpides, mais qui peuvent se révéler totalement abscons si l'on ne connaît par l'histoire de cette ligne. Comme expliquer ainsi que cette maison, perdue au fond d'un hameau, fasse la promotion du commerce de L. Pasquier qui proposait engrais, fruit et primeurs, si ce n'est par sa situation, le long de la voie ferrée ?

Arrêt intermédiaire de la ligne Port-Boulet-Château-Renault au lieu dit le moulin Piart (Benais).  
La gare de Benais-Restigné, située entre les deux communes, est aujourd'hui transformée en maison d'habitation : elle a conservé le nom des deux communes qu'elle desservait :
La voie file en direction du sud, puis va amorcer une courbe vers l'ouest pour rejoindre Bourgueil. 
Arrêt intermédiaire entre les gares de Benais-Restigné et Bourgueil :
A Bourgueil, la gare a été détruite, mais son souvenir est conservé à travers le nom de la rue de la petite gare. Il est néanmoins difficile de retrouver avec précision l'emplacement du tracé. La butte de terre que l'on distingue à l'arrière-plan de cette photo semble être un indice de son passage.

Enfin, les voyageurs qui avaient par mégarde râtés le train, pouvaient toujours rejoindre à pied le centre de la bourgade pour y casser la croûte en attendant le passage... du car.

ancienne voie ferroviaire Port-Boulet/Château-Renault ;
Benais, Bourgueil, 8 et 10 juillet 2011.

lundi 30 août 2010

(Gare fantôme {2}*)

A Senlis, la gare fut détruite au début de la Première Guerre mondiale, le 2 septembre 1914, par les troupes allemandes et la ligne ferroviaire Chantilly-Crépy-en-Valois est partiellement déclassée (de Senlis à Crépy) en 1939 puis totalement en 1971.
A Senlis, il n'y a plus de voies ferrées, on ne peut donc pas parler de trains fantômes, en revanche, l'actuelle gare, reconstruite en 1922 par Gustave Umbdenstock, l'est. Son style architectural est unique et en fait l'un des joyaux patrimoniaux de la ville.
La buvette de la Gare, située à quelques dizaines de mètres de la gare, semble elle aussi désertée. Senlis, 28 août 2010.
*La première gare "fantôme" mentionée dans ce blog est ici.

dimanche 19 avril 2009

(Gare fantôme {1})

La gare de Hommes désaffectée, sur l'ancienne ligne Fondettes-Hommes-Rillé inaugurée en 1907.