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mardi 3 mars 2020

(Moto sport)

Une publicité qui réapparaît pour un garage et magasin vendant des vélos, des motos et des voitures. Elle devrait avant être masquée prochainement derrière une nouvelle construction.
Rabat, rue Abdelmoumen, 27 février 2020.
Un grand merci à François pour cette première marocaine !

dimanche 5 janvier 2020

(Les pubs peintes dans le viseur)

Un article sur les murs peints publicitaire paru dans le Courrier de l'Ouest du vendredi 27 décembre (édition d'Angers) et dimanche 29 décembre (édition de Saumur).

Merci au journaliste Pierre-Louis Augereau pour l'interview, et aux nouveaux contributeurs qui se sont manifestés !
 

lundi 14 août 2017

(Disparition programmée)

Construit après guerre à l'entrée du bourg de Sauzé-Vaussais, ce garage de l'agence Renault était tenu par Métivier. L'ensemble est en pleine reconversion, une pharmacie devant s'y installer prochainement. L'ancienne façade caractéristique des garages automobiles, à trois pans, lointain souvenir des façades en chapeau de gendarme des carrosseries, a déjà disparu. Il ne reste encore, pour quelque temps seulement, que le grand mur peint visible depuis la route qui déployait sa grande enseigne pour les huiles Renault. Merci à Pascal Thébault pour ce partage qui permet de saisir les derniers instants d'un lieu chargé d'histoires et de souvenirs.
 
 
Sauzé-Vaussais, départementale 1, juillet 2017.

lundi 29 mai 2017

(Ghost signs)

Un bel article du journal The Connexion dans son édition de juin sur les ghost signs. Vous pouvez y retrouver une interview de Philippe (en photo !), et de moi même sur le sujet. Merci à The Connexion et à Michael Delhaye pour ces échanges passionnants !

 

jeudi 16 mars 2017

(8 ans !)

Aujourd'hui, voilà  8 ans que le blog existe et avec un peu plus de 1250 articles au compteur, j'ai décidé de lever le voile sur qui se cache derrière les carnets de Clio. 
Je suis arrivée dans la blogosphère un peu par hasard. Je cherchais je crois au départ un espace pour poster mes photos de murs peints, avec l'idée que ce lieu soit davantage un cahier ou un carnet que l'on ouvre et que l'on referme pour soi.  Et puis petit à petit, j'ai reçu des contributions, des commentaires, des témoignages et des encouragements à continuer. Ce fut là la naissance d'un véritable intérêt pour le sujet. Une révélation.
Parallèlement, dans le cadre de mon activité professionnelle, en tant que chercheur du patrimoine, j'ai été amenée à arpenter le territoire, d'abord dans le Berry, puis à Orléans, dans l'Oise et aujourd'hui en Seine-Saint-Denis au sein du Conseil Départemental. Certes, traquer les murs peints publicitaires ne fait pas partie de mes missions principales mais, chemin faisant, parce qu'une exploration systématique d'un territoire, conduit toujours à tomber sur quelques vestiges peints (relire notamment l'histoire de ce beau sac à patates), et parce que peu à peu ce blog est cité dans des articles et ouvrages sur ce sujet, ils se sont peu à peu immiscés dedans. Ainsi, dans ma première publication La mémoire industrielle de Bourges (Editions Alan Sutton), parue il y a 11 ans maintenant,  on trouve deux ou trois photos de murs peints notamment sur les liqueurs Georges Monin. Dans l'ouvrage de 2011 sur Le Grand Creillois industriel : architecture et patrimoine (Editions Lieux-Dits), les murs peints ont eu le droit à un chapitre entier ! 
De fil en aiguille, le blog a ainsi réuni des murs peints de toute la France et un peu d'ailleurs aussi : ceux de mon enfance dans l'ouest, au bord de la Loire, ceux plus lointains de ma famille et ceux que je glane aujourd'hui, embarquant au passage ma propre famille, mes amis et mes collègues dans cette exploration inédite. J'arpente, j'explore, je recherche et j'engrange ce qui, pour reprendre les mots de la sociologue Nathalie Heinich s'agglutinera aux trouvailles de [mes] pairs, fabriquant ce trésor collectif que l'on nomme "le patrimoine". 

Merci donc à mes contributeurs fidèles et à ceux plus occasionnels qui dénichent toujours de vraies pépites. Merci à mes amis et à toutes celles et ceux qui s'intéressent au sujet. Sans vous, ce blog serait différent et aurait une autre saveur. Merci aussi à ma famille qui supporte, mais apprécie finalement je crois de plus en plus, ces pauses "obligatoires" au bord des routes et au pied des murs peints.  

Clarisse LORIEUX.

samedi 1 octobre 2016

(Boulets et anthracites)

Une réhabilitation très récente de cette parcelle montreuilloise a complétement modifié l'aspect du mur extérieur donnant sur la rue et son enseigne peinte. Le passage d'un mur de clôture plein (pour voir l'état antérieur, c'est chez les murs peints de Philippe), à un mur ouvert ne s'est pas fait sans dégâts alors qu'il aurait été possible au moment du percement des ouvertures d'intégrer les lettres disparues sur les menuiseries et vitrages. Une occasion manquée de faire perdurer ces éléments fragiles et témoins du passé industriel de la ville. 
 
 
 
Montreuil, 54 rue Robespierre, 19 septembre 2016.

lundi 23 mars 2015

(Marcadet-Poissonniers)

Après la station Louvre Rivoli prise il y a quelques mois, voici le fantôme de la station Marcadet Poissonniers sur la ligne 12 du métro parisien : il réapparaît à l'occasion de la rénovation de la station et de l'enlèvement de son carrossage. Ouverte en 1908, pour la station Marcadet et en 1916 pour la station Poissonniers, elle prend son nom actuel en 1931. On voit ici réapparaître le nom de la station et son appartenance au réseau Nord Sud identifiable à travers l'entourage marqué NS. Le cadre vert correspond à une station de correspondance (contrairement aux stations avec entourage bistre, sans correspondance). Certaines stations du métro parisien, et plus précisement certains tronçons de tunnels (ligne 1) conservent encore des vestiges de publicités peintes. Ici, point de publicités peintes, mais un gel volontaire datant de 1959 et faisant réapparaître des bouts d'affiches, des restes de plan de réseau, le tout bien sali par le temps.
Paris, 5 mars 2015.


mardi 27 janvier 2015

(Sous les panneaux, la pub)

Un petit article paru en début janvier sur le site de la Nouvelle République du Centre Ouest que je vous retranscrit ici et que vous pouvez lire par là. Vous pouvez aussi cliquer sur l'encart à droite et découvrir un petit diaporama avec quelques publicités de la Vienne !

"D’anciennes publicités peintes des années 60 sont réapparues sous les panneaux publicitaires retirés de l’espace public poitevin ces dernières années.
 Ces temps-ci, la publicité urbaine est pointée du doigt par les mouvements écologistes : Action nocturne d'extinction des publicités lumineuses d'un petit groupe répondant à l'appel du collectif Zéro Watt, suppression de la publicité urbaine par le maire de Grenoble, « ce qui génère moins de pollution visuelle », insiste Christiane Fraysse pour Osons Poitiers lors du dernier conseil municipal.
Sur le sujet, aiguillonnée par l'arrivée d'élus Verts dans la majorité sous l'ère Santrot, la municipalité poitevine a depuis longtemps pris une longueur d'avance sur son territoire.« A l'époque, nous étions précurseurs, plus de 400 panneaux ont été supprimés : avenue de l'Europe, dans le quartier du Porteau, faubourg du Pont-Neuf, sur les boulevards intérieurs… », rappelait dernièrement dans nos colonnes Marie Legrand, ancienne adjointe à l'environnement.
" Celui-ci, c'est moi qui l'ai fait ! "
Mais cette mise en place de zones de publicités restreintes (avec interdiction au centre-ville dans le prolongement du secteur sauvegardé) s'est aussi traduite par endroits - après démontage des panneaux 4 x 3 mètres - par la réapparition d'anciennes publicités peintes, rectangles décrépis aux accents surannés qui restent accrochés aux murs et à la mémoire des Poitevins. Et en particulier à celle d'André Portron, 75 ans :« Celui-ci, c'est moi qui l'ai fait », se rappelle non sans plaisir l'ancien peintre en lettres au sujet de la publicité pour les machines à laver Lincoln qui continue à squatter le pignon du bout de la rue de la Torchaise, côté avenue de la Libération. « C'était au début des années 60, il nous fallait alors un ou deux jours. Juste un peu plus loin j'ai aussi fait à l'époque un panneau pour Shell qui est lui aussi toujours visible. »Marque(s) d'une époque, apéritifs, pétroliers et électroménager occupaient principalement les pignons. A demi-effacées, elles n'ont toujours pas quitté les murs de la ville. Alors, pollution visuelle ou patrimoine ?" Texte et photos de Dominique Bordier.

lundi 24 novembre 2014

(Fond de cour)

Le haut de la rue du Faubourg Saint Denis à la lisière du quartier de la Chapelle est aujourd'hui investi par des commerces indo-pakistanais : vente de saris, de jasmin, d'épices... Alors découvrir cette enseigne nichée en fond de cour au milieu de ce Little India, c'est se retrouver quelques décennies en arrière et prendre conscience de la vitesse à laquelle s'opèrent les transformations d'un quartier entre gare de l'Est et gare du Nord.
Paris, 178 rue du Faubourg-Saint-Denis, 22 novembre 2014.


vendredi 10 octobre 2014

(Disparition)

Il y a quelque temps déjà je vous parlais ici de ce grand mur, peint et réalisé à l'entrée est de Cinq-Mars-la-Pile. 
Deux publicités pour une très grande surface idéalement placée : une gigantesque Saint-Raphaël surmontée de son macaron aux deux serveurs, et une plus modeste, mais non moins intéressante, par la vivacité de ses couleurs, Bénédictine. 
Ce mur vient de disparaître dans la construction d'une maison et les surfaces encore visibles du mur ont été piquetées pour un rendu plus net de la façade de cette bâtisse tourangelle de caractère au bord de l'ancienne nationale 152.
Si ce blog va permettre d'en garder la trace, ces disparitions m'interpellent toujours. A quelques kilomètres de là, la même mésaventure est arrivée à un mur peint Energic, tandis qu'un des murs peints voisins se voyait préserver par on ne sait quel miracle.
Il y a bien donc autant de prises de décisions sur la conservation ou la disparition de ces murs qu'il y a de propriétaires. Et si bien sûr on ne peut contraindre ces derniers à abandonner un projet immobilier pour une publicité peinte, on pourrait imaginer que les services des villes qui instruisent les permis de construire soient sensibilisés et conscients de l'intérêt patrimonial, de mémoire, voire de l'intérêt artistique -pour certaines d'entre elles -de ces oeuvres. 
Cette nouvelle disparition me fait poser plusieurs questions. La première sur le glissement progressif du message délivré à la vue d'un mur peint qui contribue grandement à s'en détacher. Que voit-on ? Un mur défraîchi ? Une oeuvre patinée par le temps ? Un message publicitaire parmi d'autres ? La seconde question est celle du statut de la publicité peinte. A qui appartient elle. A tous, car visible de la voie publique ou au(x) seul(s) propriétaires du mur support ? Enfin, la question de la législation ou du moins d'aides à la protection et à la valorisation me semble récurrente. Que peut on défendre à travers ces murs : la patte d'un peintre, une création originale -même si elle est déclinée en séries-, un savoir-faire qui tend à disparaître, la préservation d'une marque disparue ? L'aspect patrimonial et de mémoire peut il cohabiter ou supplanter l'intérêt privé ? Le débat est ouvert !

Merci à P & M pour la dernière photo.

mardi 16 septembre 2014

(5 ans et demi !)

Les carnets de Clio fêtent aujourd'hui leurs 5 ans et demi d'existence, les 5 ans, en mars dernier étant passés à l'as …
Alors, quoi de neuf sur ce blog depuis sa création ? Près de 950 articles publiés, 400 commentaires et de nombreux kilomètres arpentés dans toute la France et dans les pays voisins. Mais aussi :
de la couleur, toujours de la couleur, bleu en tête : 

à boire (beaucoup) et à manger (un peu moins) :

  des bientôt disparues :

des fantômes :

des restaurations :
des accords pas toujours parfaits :
et quelques raretés :
Enfin, il y a bien-sûr vous qui lisez ce blog, le faites vivre par vos commentaires et vos contributions et partagez ce même intérêt, cette même passion pour les murs peints publicitaires. Alors merci à tous !
Et en guise de cadeau d'anniversaire, une citation de ce blog dans le dernier livre de Marc Combier sur les publicités peintes de nos nationales !

dimanche 31 août 2014

(Géométrie variable)

A la suite de la publication de ce mur peint, Jean-Christophe s'est interrogé sur le sens de lecture - et de peinture- de la marque Suze. Je me fais donc à mon tour l'écho de ce pertinent questionnement :

La plupart des annonceurs et des peintres en lettres ont choisi le sens de lecture qui nous est classique pour décliner leurs publicités : soit de gauche à droite et à l'horizontale. La disposition verticale n'est donc statistiquement pas la plus courante, même dans le cas de marques au nom très court (Suze donc) qui permet justement d'obtenir une déclinaison plus percutante, souvent réalisée au bord du mur le plus proche de l'axe de circulation.

Pourtant, quelques marques ont choisi de sortir du cadre strict horizontal ou vertical à l'instar de Dubonnet (voir ce très beau mur sur la nationale 7) ou, encore une fois, de Suze, en optant pour une mise en scène en diagonale. Certaines en ont même fait  leur marque de fabrique parfaitement reconnaissable pour l'automobiliste. Ainsi, "Le Café Quotidien", "Total", "Frigéavia", et les "Saint-Raphaël" relookées sont légèrement de biais. 

Enfin, l'indétrônable Dubonnet, présente partout en France, s'est essayée à un genre bien particulier, la cruciverbie imprononçable ! Si la célèbre boisson s'est surtout servie des trois syllabes de son nom pour en faire sa marque de fabrique : Dubo, Dubon, Dubonnet que l'on peut encore croiser (par exemple ici) elle a parfois choisi de couper vraiment court comme à Lignières-de-Touraine !

Pour finir, et pour en revenir à Suze et compléter les statistiques amorcées par Jean-Christophe, ce blog recense 33 Suze : 2 ont été peintes en diagonale, 11 à la verticale, et enfin 20 à l'horizontale. CQFD ?

Il me reste à vous souhaiter à tous une bonne rentrée et à vous conseiller la lecture des deux tomes écrits par Marc Combier et consacrés à cette même passion qui nous anime: Les publicités peintes !

mardi 22 juillet 2014

(Louvre-Rivoli)

A la faveur de la réfection de la station de métro Louvre-Rivoli sur la ligne 1, l'une des plus anciennes de Paris, l'ancien carrelage blanc est réapparu, couvert de publicités masquées à la fin de années 1960. 
On y découvre donc pêle-mêle, une publicité pour le concours d'entrée à l'école d'apprentissage de la RATP, datant de 1968, un plan du réseau, quelques autres publicités et les faux pourtours imitant les bordures carrelés entourant les grands panneaux publicitaires. Le tout était collé à même le carreau ou peint sur une toile, elle même collée sur le carrelage. Un bond en arrière de presque 50 ans !
 Station Louvre-Rivoli, ligne 1 du métro, Paris, 21 juillet 2014.