mercredi 13 juillet 2011

(L'Espérance)

Pour arriver au Grand-Pressigny, il faut de la patience et de la persévérance mais les efforts sont récompensés lorsque l'on découvre les vestiges de l'imposant château, de son donjon carré (35 mètres de haut sur 7 de côté) effondré partiellement en 1988 et de sa nouvelle aile inaugurée en 2009 et abritant le très instructif musée de la préhistoire.
Le bourg du Grand-Pressigny, qui compte un peu plus de 1000 habitants, abrite d'anciens commerces comme cette épicerie "Alimentation du Carroir" dont le mur pignon garde la trace d'une ancienne DUBONNET, 
une menuiserie-ébenisterie, tenue par M. Mauduit,
et l'hôtel de l'Espérance (à vendre) qui date très certainement de la fin des années 1920, début des années 1930 avec sa frise géométrique caractéristique.
 
Le Grand-Pressigny, 5 juillet 2011.

mardi 12 juillet 2011

(Au pain sec)

La Ligne du "Pain Sec" est, en 1885, la première ligne ferroviaire mise en circulation par la Compagnie des Chemins de Fers Départementaux. Elle reliait Port-Boulet au bord de la Loire à Château-Renault au nord du département mettant en relation les terres viticoles de la vallée avec les industries du nord dont les tanneries castelrenaudaises. La ligne doit son surnom, le "Pain Sec", à la lenteur du trajet parcouru en moyenne à 20 km/h et qui rendait le pain, parti de Port-Boulet, sec à son terminus !
La ligne fut déclassée en 1949 puis démantelée. Les seules traces visibles sont les bâtiments (gares et arrêts intermédiaires) ainsi qu'une partie du tracé, souvent rectiligne qui court au milieu des champs et des bois. 
On trouve aussi parfois des indices assez limpides, mais qui peuvent se révéler totalement abscons si l'on ne connaît par l'histoire de cette ligne. Comme expliquer ainsi que cette maison, perdue au fond d'un hameau, fasse la promotion du commerce de L. Pasquier qui proposait engrais, fruit et primeurs, si ce n'est par sa situation, le long de la voie ferrée ?

Arrêt intermédiaire de la ligne Port-Boulet-Château-Renault au lieu dit le moulin Piart (Benais).  
La gare de Benais-Restigné, située entre les deux communes, est aujourd'hui transformée en maison d'habitation : elle a conservé le nom des deux communes qu'elle desservait :
La voie file en direction du sud, puis va amorcer une courbe vers l'ouest pour rejoindre Bourgueil. 
Arrêt intermédiaire entre les gares de Benais-Restigné et Bourgueil :
A Bourgueil, la gare a été détruite, mais son souvenir est conservé à travers le nom de la rue de la petite gare. Il est néanmoins difficile de retrouver avec précision l'emplacement du tracé. La butte de terre que l'on distingue à l'arrière-plan de cette photo semble être un indice de son passage.

Enfin, les voyageurs qui avaient par mégarde râtés le train, pouvaient toujours rejoindre à pied le centre de la bourgade pour y casser la croûte en attendant le passage... du car.

ancienne voie ferroviaire Port-Boulet/Château-Renault ;
Benais, Bourgueil, 8 et 10 juillet 2011.

lundi 11 juillet 2011

(Deux petites têtes blondes : énigme résolue !)

En novembre 2009, je m'interrogeais et lançais un appel pour retrouver à quelle marque pouvait appartenir ces deux jolies têtes blondes. Icônes pour un produit alimentaire comme de la farine ou de la levure ? Produit ménager ? Le mystère restait entier, et il aurait fallu que le panneau soit démonté comme ici pour avoir enfin la réponse.
Mais c'était sans compter sur la trouvaille de deux nouveaux contributeurs qui sans le savoir ont trouvé la solution !
Les deux têtes blondes sont deux petites filles qui portent un panier rempli de produits Codec, représentation qui évoluera vers à la fin des années 1970 vers une schématisation très proche du pictogramme (deux silhouettes asexuées portant un panier Codec entre elles). 
Cette coopérative de détaillants (Consortium Des Epiciers du Centre) naît en novembre 1924 grâce à Jean Moreau-Dupuy, épicier à Limoges. Le premier supermarché CODEC ouvre en 1962 à Saint-Brieuc. D'autres suivront un peu partout en France (avec une prédilection tout de même pour le grand ouest) avant qu'ils ne soient regroupés sous les enseignes Shopi et 8 à huit.

104 rue du général Leclerc, Breteuil-sur-Iton (Eure).

Un grand merci à Lydie et Michel pour cette nouvelle contribution originale et qui a permis d'élucider une énigme de ce blog !

dimanche 10 juillet 2011

(Belles de Loire {2} : petit poulain deviendra grand)

A Saint-Mathurin-sur-Loire, on prend soin des mains des automobilistes qui passent par ici mais aussi des ventres des petits gourmands qui les accompagnent. Cette publicité peinte pour Poulain n'a certes pas la luminosité de sa voisine chapelonne, mais elle est complète et l'écriture cursive de la marque Poulain tout comme le joyeux petit poulain bondissant contribuent toujours à sa popularité.


levée Jeanne de Laval, Saint-Mathurin-sur-Loire (D 952), 4 juillet 2011.

samedi 9 juillet 2011

(Belles de Loire : 1)

Elles sont situées sur les murs des maisons construites le long de la levée de la Loire, l'une des routes les plus fréquentées par les touristes. Les publicités donnent une large place aux boissons apéritives, à quelques confiseries et bien sûr à tout ce qui est utile au confort des automobilistes. Cette publicité, qui semble bien être une Dubonnet, malgré sa dégradation, a été préservée de justesse lors du ravalement de la façade en front de Loire.
18 levée Jeanne de Laval, (D 952), La Bohalle (Maine-et-Loire), 4 juillet 2011.

vendredi 8 juillet 2011

(Vers l'ouest : un nouvel Atlantic !)

Après la machine à laver Lincoln présentée hier, voici la plus diffusée sur nos murs, la machine à laver Atlantic. Certes ce n'est pas le spécimen peint le mieux conservé de la marque, mais on y devine encore sur le fond rouge en haut à gauche les deux marins, sur le bandeau rouge en bas le slogan : "la machine à bien laver", et au centre la marque Atlantic qui se détache en lettres cursives au bleu délavé (!).
La publicité fut ensuite repeinte pour accueillir une autre publicité : on devine encore les lettres majuscules dans la partie centrale, mais rien de bien net pour savoir de quoi il s'agissait.

  

Port-Boulet (Indre-et-Loire), 7 juillet 2011.

jeudi 7 juillet 2011

(Disparition...)

... de deux présidents des Etats-Unis : Washington et Lincoln !

Découverte il y a moins de deux ans à la sortie de la ville, cette publicité pour les machines à laver Lincoln était remarquablement bien conservée à la fois dans ses couleurs et dans sa structure. Hélas je n'avais pas lors des mes passages successifs pris le temps de m'arrêter pour la photographier. Dimanche dernier je l'ai prise... mais j'ai découvert qu'un massif panneau publicitaire en bois avait été posé devant !

Rien d’irréversible cependant, même s'il est impossible de connaître la durée de vie de ce panneau (car l'arrêt de l'activité de cette entreprise n'est pas synonyme de démontage du panneau) :  après examen minutieux, les deux poteaux en bois sont posés à une dizaine de centimètres du mur et des petits tasseaux calent l'ensemble mais sans qu'aucun trou n'ait été percé. Un moindre mal car du coup cette publicité reste, pour une durée indéterminée, impossible à photographier. Elle est par contre toujours visible par ici :
(affichiste REP)
Lincoln
Machines à laver
D.E.M. 14 place Washington, Le Mans

Néanmoins si, par le plus grand des hasards, l'un des lecteurs qui passe par ici l'a mise en boîte, qu'il me fasse signe !


 12 avenue du Mans, Château-du-Loir (Sarthe), 3 juillet 2011.

mercredi 6 juillet 2011

(Apparition)

Je peste souvent contre les panneaux publicitaires qui masquent des murs peints publicitaires dont j'aimerais bien connaître la totalité du visage, à l'instar de ces deux têtes blondes.
Mais il arrive parfois que de belles surprises réapparaissent : c'est le cas de cette publicité peinte pour les fines bulles Ackerman, maison saumuroise fondée en 1811 par Jean-Baptiste Ackerman qui fête cette année son bicentenaire (et à qui au passage la production champenoise doit beaucoup).
 ACKERMAN
SAUMUR BRUT
VISITEZ NOS CAVES
P. ST HILAIRE ST FLORENT. SAUMUR

Monsieur Meuble peut garder le sourire, il a retrouvé son prestigieux voisin !
 route de Tours, Saumur, 4 juillet 2011 et avril 2010.

mardi 5 juillet 2011

(Murs peints noyonnais)

A Noyon, aux confins de l'Oise, de l'Aisne et de la Somme, la ville a conservé de magnifiques vestiges du XVIe siècle : sa bibliothèque du chapitre adossée à la cathédrale et son hôtel de ville. Bien sûr, et c'est un leurre, la ville a été touchée par les bombardements de 1918, mais la reconstruction a été réalisée très justement en conservant la trame et le parcellaire ancien. C'est bien là ce qui confère ce charme si particulier à Noyon. 



A Noyon, il y aussi des murs peints notamment le long de la rue de Paris qui débouche sur le parvis de la cathédrale : le premier pour un café-bar remplacé par une boutique de téléphonie, le second, curieusement tronqué, pour l'apéritif Byrrh.



Le troisième mur a gardé une partie de sa mention pour un magasin de chauffage.

Quand au dernier, situé sur la façade d'une maison place Cordouen, il annoncait la présence d'une droguerie.
Noyon (Oise), 26 juin 2011.

lundi 4 juillet 2011

(Citroneige : belle de la tête aux mains)

Il y a presque un an, Philippe lancait un appel pour retrouver quatre murs peints dont ce beau mur pour la crème pour les mains Citroneige, dont l'un des slogans était "belle de la tête aux mains". Aujourd'hui, pour fêter mon anniversaire :), nous sommes partis en balade sur les bords de Loire... Et surprise !
A la sortie d'un village, nous sommes tombés sur la fameuse publicité Citroneige. Quelques précisions s'imposent sur l'état du mur pignon de cette maison. Les deux fenêtres du bas donnent l'impression d'être sans huisserie avec une abondante végétation poussant à l'intérieur du bâtiment. Il n'en est rien ! Cette maison est bien habitée mais l'ensemble des vitres du rez-de-chaussée sont recouvertes d'un film teinté empêchant de voir à l'intérieur. D'où cette illusion d'optique !


Saint-Mathurin-sur-Loire (Maine-et-Loire), D 952, 4 juillet 2011.
P.S. : et si le compte est bon, il ne reste plus qu'à identifier le mur peint Valentine. Bon courage !