samedi 31 décembre 2011

(En panne)

Une station service le long de la nationale 152 au lieu-dit Planchoury juste avant d'arriver à Langeais. Il me semble l'avoir connue en fonctionnement, mais il y a fort longtemps ! Aujourd'hui on peut toujours y trouver du carburant ... pour alimenter sa cheminée...
Et si le titre de ce billet annonce "en panne", il n'en est rien pour l'année 2012 qui s'annonce dans quelques heures. Ce blog va continuer à carburer plus que jamais ! 
               


Langeais, 30 décembre 2011

(Elixir)

L'histoire ne dit pas si ce fut un élixir de jouvence ... mais l'élixir de Jean-Baptiste Combier, inventé vers 1850 à Saumur, fut en tout cas commercialisé comme liqueur hygiénique de dessert "aussi bonne au palais qu'à l'estomac", recommandée par le docteur Raspail qui avait mis au point une liqueur fortement similaire à base de camphre ...
On retrouve donc, dans un rayon large autour de Saumur, quelques publicités peintes de petit format qui vantent cet élixir Combier. La publicité a été peinte sur la façade latérale de ce bar tabac situé autrefois le long de la nationale 152, qui passait au coeur de la ville ! Elle était accompagnée d'une autre publicité dont la couleur bleue laisse penser qu'il s'agit d'une pub pour le Petit Journal. Enfin, un panneau plutôt insolite invite les passants un peu trop pressé à aller voir ailleurs... pourquoi pas par ici ?





 Langeais, 30 décembre 2011.

vendredi 30 décembre 2011

(Octroi fluvial)

Ce curieux bâtiment isolé, de plan carré, avec son toit à quatre pans en ardoise (à l'époque de la photo car depuis le toit s'est effondré et a été successivement couvert d'une bâche couleur bleu Loire -comprendre bleu pétant- et aujourd'hui grise) et ses façades percées de trois baies en plein cintre est un ancien octroi fluvial.Il a été établi le long de la levée de la Loire à Langeais.
Auparavant, il était au coeur d'un vaste ensemble industriel comprenant notamment une briqueterie dont la cheminée a longtemps résisté, seule, au milieu de la friche avant d'être démolie à son tour (ce qui semble être d'ailleurs le propre de toutes les cheminées d'usines, en témoigne l'histoire similaire de la cheminée de la Vieille-Montagne à Creil, les habitants du bassin creillois comprendront).
Un projet de réhabilitation est dans les cartons et il est le bienvenu car ce type de bâtiment le long du fleuve est rare. Son emplacement sur une route très empruntée par les cyclistes en fait un atout touristique majeur (une halte vélo ? un point boutique ? un observatoire des bords de Loire ?)... A suivre. 

 

 




 décembre 2011



avril 2009 

jeudi 29 décembre 2011

(Café vert)

Encore une devanture d'un tout petit café (du moins la devanture car la salle est grande) peint en vert.

Hommes, 2007

mercredi 28 décembre 2011

(Un changement de "c")

Les chemins de Clio deviennent les carnets de Clio, un changement de titre plus proche de la manière dont j'aime et je souhaite présenter les articles qui y sont publiés. Le contenu du blog lui ne change pas, ni même le chemin d'accès qui reste surlescheminsdeclio.blogspot.com

Les carnets de Clio vont continuer à porter un certain regard sur le patrimoine qui nous entoure, qu'il soit ténu, fragile, imposant, banal ou insolite. 

Clio

(Mercerie-bonneterie)

Voici deux merceries-bonneteries, anciennes boutiques avec devanture en bois, toutes prises dans le Cher en 2006. La première à Dun-sur-Auron :
... la seconde plus ancienne, et qui a ma préférence, à Henrichemont :
mai et automne 2006.

lundi 26 décembre 2011

(Vespasienne : suite)

Parce qu'il fallait bien, après vous en avoir parlé il y a quelques jours que je vous montre ces très belles vespasiennes circulaires en pierre de taille et tuffeau blanc, couvertes d'un toit en zinc. Elles sont situées au bord de la Loire, mais ne sont plus utilisées :



Bréhémont, 9 novembre 2008

(La Guernotte)

Voici une très belle composition peinte, retrouvée dans mes archives, pour ce qui semblait être un restaurant (routier?) appelé la Guernotte, que l'on pourrait résumer ainsi : à boire et à manger ! Un pichet d'eau, deux verres (un à vin tronqué par la fenêtre de droite et un à eau), une assiette, et des couverts. Pas d'information supplémentaire sur cette guernotte, si ce n'est qu'en patois poitevin, c'est un petit panier destiné à ramasser les oeufs


Saint-Maixent avec Réb, avril 2009.

dimanche 25 décembre 2011

(Boutiques)

A Lisbonne on trouve de tout en plein coeur du centre ville : des graines de fleurs ou de légumes en passant pas tous les articles de mercerie, de quincaillerie, le tout à l'intérieur de boutiques véritables cavernes d'Ali Baba où règne, malgré l'encombrement des lieux, une véritable logique d'agencement et d'ordonnancement. Quand je pense qu'à Paris, bien sûr, mais que dans d'autres grandes villes de provinces on ne trouve même plus un endroit où acheter quelques clous ! Lisbonne est vraiment une ville pleine de ressources.




Lisbonne, 10 et 11 décembre 2011.

samedi 24 décembre 2011

(L'Espérance : suite)


En juillet dernier, je vous avais présenté l'hôtel de l'Espérance au Grand-Pressigny, un hôtel que je datais des années 1920 en examinant la façade dont la structure et les motifs étaient typiques de l'entre deux guerres. Il est en fait beaucoup plus ancien et date des années 1870. Pas de grandes modifications dans la façade entre la fin du 19e siècle et les années 1920 : les ouvertures existantes ont été élargies pour accueillir de grandes fenêtres et trois lucarnes ont été ajoutées. Enfin la façade a été unifiée pour gommer la structure des deux bâtiments distincts.
C'est grâce à la bisaïeule de Monsieur Arnault, le propriétaire de l'hôtel au 19e siècle, que vous pouvez découvrir ci-dessous une vue de l'hôtel de l'Espérance à la toute fin du  19e siècle :
                                                               
et une vue plus familiale du mariage Eugène Arnault qui reprit l'hôtel à la mort de son père  en 1901 :                                                                  
                                                         
Merci à Véronique pour ses archives partagées qui permettent d'éclairer l'histoire de ce lieu !

Et je souhaite un très bon réveillon à tous les lecteurs qui passeront ici aujourd'hui !

mercredi 21 décembre 2011

(What else ?)

Une petite boutique en haut de la rua do Carmo avec une enseigne bien française tout droit sortie du roman éponyme de Zola. "Au bonheur des dames" fait aujourd'hui le bonheur de tous les amateurs de café (et de George Clooney).
Lisbonne, 11 décembre 2011

mardi 20 décembre 2011

(Tremblement de terre)

C'est un tremblement terre qui fit beaucoup de bruit car c'est sans doute le premier qui fut autant médiatisé et repris par les auteurs de l'époque notamment Voltaire dans son Candide*. Le tremblement de terre de Lisbonne fit, le 1er novembre 1755, plusieurs milliers de victimes (certaines sources annoncent 6000 morts, d'autres 10 fois plus). Il fut surtout suivi d'incendies et d'un raz-de-marée sur les rives du Tage qui détruisit une grande partie de la ville. L'église des Carmes dresse aujourd'hui sa silhouette ruinée, témoin de cet évènement historique : elle abrite aujourd'hui un musée archéologique (car ce tremblement de terre fut aussi l'occasion de découvrir une partie du passé enfoui de Lisbonne). C'est une drôle d'impression de visiter cette église à ciel ouvert en pleine ville et c'est encore plus impressionnant de nuit quand vous arrivez à sa hauteur en empruntant l'ascenceur de Santa Justa (dont je parlerai ici bientôt).



A la suite de ce tremblement de terre, le lit du fleuve bougea et l'élégante tour de Belem qui se trouvait au milieu du Tage, se retrouva près du rivage !
Lisbonne, 8 au 12 décembre 2011
*"A peine ont ils mis le pied dans la ville (...) qu'ils sentent la terre trembler sous leurs pas ; la mer s'élève en bouillonnant dans le port, et brise les vaisseaux qui sont à l'ancre. Des tourbillons de flammes et de cendres couvrent les rues et les places publiques, les maisons s'écroulent, les toits sont renversés sur les fondements et les fondements se dispersent, trente mille habitants de tout âge et de tout sexe sont écrasés sous les ruines." Chapitre 5, Candide de Voltaire.

lundi 19 décembre 2011

(Vespasienne)

Bon certes ce n'est pas quelque chose de typiquement lisboète j'en conviens, mais la mémoire visuelle est tenace et cet urinoir situé dans le quartier du château Saint Georges me rappelle les urinoirs de l'avenue Proudhon à Tours (de même facture) et ceux beaucoup plus classieux de Bréhémont, tous deux situés sur la rive gauche de la Loire.
                            


Lisbonne, 10 décembre 2011

dimanche 18 décembre 2011

(Les Flandres à Lisbonne)

Difficile de savoir ce qui se cache derrière cette bâtisse située dans l'ancien quartier industriel de Lisbonne (pas très loin des docks) en pleine mutation. Une imprimerie peut être car on devine les mots "lito" pour lithographie et "estampa..." pour estampe... Un petit bout de faïence en bas à droite mentionne la date 1884.



Lisbonne, 11 décembre 2011